Archive mensuelle 17/11/2020

ParJeunes Radicaux

Loi « sécurité globale » : des risques considérables pour nos libertés

Comme le Conseil de droits de l’homme de l’ONU, les Jeunes Radicaux s’inquiètent des nombreuses dispositions de ce texte qui fragilisent le droit à la vie privée en multipliant les moyens de captation d’images, sans l’encadrement nécessaire à la protection de ces données pouvant revêtir un caractère personnel.

Nous nous inquiétons aussi du danger que représente l’article 24 sur la liberté d’information : l’État et les forces de l’ordre doivent faire preuve de transparence, et les citoyens doivent être en capacité de dénoncer les dérives qui existent. L’obligation du floutage n’est en cela pas une solution pérenne.

Les Jeunes Radicaux s’opposent aussi fortement aux stigmatisations et discriminations de l’article 10. Il n’est ni tolérable de lier insécurité et immigration, ni acceptable d’exclure de ces emplois de la sécurité privée des populations maîtrisant mal la français ou n’ayant pas de carte de séjour depuis plus de 5 ans, populations souvent déjà précaires et dont l’accès au monde du travail peut être difficile.

Enfin, comme la Défenseure des droits Claire Hédon, nous sommes également vivement préoccupés par les risques d’atteintes aux principes constitutionnels d’égalité devant la loi, de nécessité, de proportionnalité et d’individualisation des peines contenus dans cette proposition. Les Jeunes Radicaux rappellent leur attachement à ces principes, à la liberté des juges ainsi qu’à la possibilité de réduction des peines.

La réponse au sentiment d’insécurité grandissant ne peut pas passer que par des lois supplémentaires, et ne doit pas se traduire par une atteinte à nos libertés fondamentales. Nombreux sont les dispositifs existants déjà et il faut les faire davantage respecter en renforçant leurs moyens humains et financiers.

ParJeunes Radicaux

La jeunesse européenne agit pour le climat !

Le 10 novembre, une coalition de 18 organisations de jeunesse issues de toute l’Europe lancent une grande consultation pour comprendre les aspirations, les opinions et les idées de la jeunesse européenne sur l’écologie et le « Green Deal ».

Dans cette période si particulière, les jeunes s’impliquent de plus en plus dans les sujets qui concernent l’environnement. Ce sont eux qui subiront les conséquences de nos actions actuelles et nous avons la responsabilité de nous assurer que leurs voix soient entendues.

Cette consultation, qui sera tenue en large partie en ligne pour assurer la sécurité des participants, est une opportunité unique d’évaluer le ressenti des jeunes européens sur différent aspects de la lutte contre le réchauffement climatique. Cela sera une opportunité pour eux de s’exprimer et d’être acteurs dans ce combat décisif.

Une fois la consultation terminée, une seconde phase s’ouvre pour le projet et ses participants dans laquelle ils vont rendre public les résultats et surtout faire entendre la voix de la jeunesse européenne auprès des décisionnaires européens en se battant pour des décisions concrètes. Il est très rare qu’un tel projet réunisse autant de mouvements de jeunesse de différents partis et pays pour agir sur un sujet d’avenir au cœur du débat européen et au cœur de la machine législative à Bruxelles. On ne peut plus négliger la voix des jeunes européens, le temps est venu pour nous d’être entendus dans ce combat pour une Europe plus durable !

Objectifs du projet :

  • Recueillir les opinions des jeunes sur les défis environnementaux, ainsi que les politiques européennes sur l’écologie
  • Déterminer les efforts que les jeunes sont prêts à faire pour améliorer la durabilité de leur quotidien
  • Élaborer des propositions politiques basées sur les données recueillies

Dates importantes du projet :

  • Durée de la consultation : 10 novembre au 10 décembre
  • Présentation des résultats : premier trimestre 2021
ParJeunes Radicaux

Haut-Karabakh : la pandémie ne doit pas occulter le conflit

Alors que l’Arménie et l’Azerbaïdjan ont échoué le vendredi 30 octobre à s’accorder sur un nouveau couvre-feu humanitaire sachant que le dernier n’a pas été respecté, les Jeunes Radicaux s’avouent très inquiets de la situation du conflit dans le Haut-Karabakh.

Nous nous alarmons en effet d’une éventuelle internationalisation du conflit rendue plausible par les propos du vice-Président turc du 21 octobre assurant à l’Azerbaïdjan un soutien militaire si la demande en était faite.

Considérant les déploiements de combattants djihadistes depuis la Syrie et la rapidité de leur acheminement vers l’Azerbaïdjan révélant leur intégration aux projections belliqueuses d’Ankara, nous appelons la communauté internationale à la plus grande vigilance dans l’escalade de ce conflit qui pourrait être accélérée par le climat international actuel.

Fervents défenseurs du multilatéralisme, nous prions le groupe de Minsk à tout mettre en œuvre pour apaiser les parties dans un contexte où l’égoïsme national relatif à la pandémie pourrait aveugler les parties médiatrices.

Le conflit du Haut-Karabakh est un désastre humanitaire et civil sur une population meurtrie par les guerres. Nous nous devons tous d’agir à notre échelle et interpellons à ce titre les députés radicaux membres des groupes d’amitiés France-Turquie et France-Azerbaïdjan, à même d’intervenir à leur niveau.

La pandémie ne doit pas servir d’alibi conscient ou non à l’abandon de la résolution de ce conflit.