Archives de catégorie Positions et Communiqués

ParJeunes Radicaux

Menons pleinement le combat pour le bien-être animal

En cette journée mondiale de lutte contre l’abandon des animaux de compagnie et à l’aube d’une période estivale souvent dramatique pour ces derniers, les Jeunes Radicaux rappellent leur attachement au respect de la dignité et du bien-être animal et appellent le gouvernement à agir vite. 

Nous ne pouvons donc que saluer l’existence du rapport remis au Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation par le député Loïc DOMBREVAL ce 23 juin et rejoignons pleinement certaines des propositions qui y sont formulées comme la création d’un Secrétariat d’Etat ou d’un Délégué Interministériel à la protection animale, la création d’un “Fonds National pour la Protection Animale”, la responsabilisation des vendeurs et acheteurs d’animaux de compagnies et le durcissement des sanctions pour toute maltraitance animale, à commencer par les abandons dans des situations le plus souvent inhumaines. 

Nous veillerons attentivement à ce que ces propositions et tant d’autres issues de la société civile et du monde associatif soient entendues et traduites en faits. 

Nous appelons également l’ensemble des pouvoirs publics, des collectivités, des acteurs du tourisme, du sport, de la culture et des loisirs à multiplier les espaces accessibles pour les propriétaires d’animaux de compagnie, aujourd’hui souvent discriminées ou marginalisés, contraints de choisir entre leur droit au loisir dont les Français ont tant besoin en cette période trouble, et la présence de leur animal de compagnie, qui est également source pour les plus fragiles notamment d’assistance et d’un soutien émotionnel indispensable. 

Les Jeunes Radicaux, le 27 juin.

ParJeunes Radicaux

La liberté d’expression est un bien précieux : préservons-le !

Cet après-midi doit démarrer à l’Assemblée Nationale la lecture définitive de la loi contre les contenus haineux sur Internet, dite «Loi Avia». 

Cette loi  instaure notamment l’obligation pour les plateformes numériques et moteurs de recherche de retirer sous 24 heures les contenus «manifestement» illicites, sous peine d’être condamnés à des amendes jusqu’à 1,25 million d’euros.

Or, cela revient à faire reposer l’appréciation du caractère illicite d’un contenu sur les plateformes, via des algorithmes notamment, à la place de l’autorité judiciaire, qui elle bénéficie d’une expertise et de davantage de temps pour contextualiser les potentielles infractions. 

Comme le souligne la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme dans son avis rendu en Juillet 2019, «Ce dispositif renforce le pouvoir des grandes plateformes au détriment des autres acteurs qui n’auront pas tous les moyens d’appliquer la loi. En outre, la lourdeur de la sanction encourue risque d’encourager des retraits excessifs, faisant peser un risque de censure. ».

Or, le Conseil supérieur de l’audiovisuel, chargé par cette loi du suivi des obligations reposant sur les sites Internet, ne semble pas aujourd’hui capable d’assurer un contrôle effectif sur le fonctionnement des systèmes algorithmiques.

La lutte contre les contenus haineux sur Internet se gagnera davantage par une éducation renforcée au numérique et par une meilleure collaboration au niveau européen afin d’ harmoniser le cadre de la régulation des plateformes et moteurs de recherche, que par des dispositifs de censure.

Les Jeunes Radicaux, ardents défenseurs de toutes les libertés individuelles, appellent donc les députés à rejeter ce texte liberticide, comme le demandent de nombreuses organisations telles que Conseil national des barreaux ou le Conseil national du numérique.

Les Jeunes Radicaux, le 13 mai.

ParJeunes Radicaux

L’heure de la prévoyance et de la cohésion

Les Jeunes Radicaux saluent le consensus qui a été trouvé lors de la réunion du Conseil européen du 23 avril 2020 sur la nécessité d’une réponse forte dans l’Union européenne profondément touchée par la pandémie d’infections à coronavirus Covid-19. Nous nous réjouissons à ce titre du plan d’urgence accordé par l’Eurogroupe d’un montant de 540 milliards d’euro et de l’appel aux États membres à légiférer pour permettre son effectivité à la date du 1er juin 2020.

Cet avancée témoigne de la persistance de la possibilité de se mettre d’accord au sein de l’Union, là où certains affirmaient que ses membres s’opposaient. Cet élan ne doit pas s’arrêter là. Si ce plan d’urgence permet une réponse à court terme, les Jeunes Radicaux s’inquiètent de l’absence de réel plan de relance et de solidarité à long terme.

Les Jeunes Radicaux rappellent que le cas de force majeure auquel nous faisons face doit nous pousser à surmonter les problèmes de droits et les considérations nationales légitimes qui peuvent entraver l’établissement d’une réponse à long terme. Il serait plus que temps pour l’Union de manifester sa prévoyance dans un contexte où elle a pu être critiquée pour sa lenteur de prise de conscience face à la pandémie.

Un nouveau sentiment de solidarité naît. Nous remarquons d’ailleurs la prise de position de l’Allemagne assurant son pays prêt à augmenter sa contribution au budget de l’Union européenne pour la période 2021-2027 après une proposition de la Commission européenne, maintenant chargée de préparer la sortie de crise.

Ne laissons pas cette fenêtre de cohésion se fermer et osons rentrer dans le monde d’après.

La Commission sur les affaires internationales des Jeunes Radicaux, le 24 avril.

ParJeunes Radicaux

Les Jeunes Radicaux solidaires avec nos coursiers

Paris, le 24 mars 2020

En cette période de crise sanitaire qui nous frappe tous et qui voit chaque jour s’illustrer l’incroyable courage de nombreux agents au service de l’intérêt général, les Jeunes Radicaux souhaitent mettre en lumière la situation des coursiers, particulièrement affectés par cette crise de part la nature de leur activité.

Plus de dix mille personnes se chargent d’apporter leurs services aux clients des grandes plateformes de livraison de plats préparés sont en effet pris en étau.

D’un côté, le régime qui leur est applicable ne leur permet pas de bénéficier du chômage partiel et de l’autre, les risques de contamination pour eux-même et pour les autres sont bien réels.

Les Jeunes Radicaux estiment que si une interdiction de ce type de livraisons n’est pas souhaitable, le maintien de cette activité doit se faire dans le respect de conditions strictes.

Il apparaît aujourd’hui déraisonnable d’avoir la possibilité de faire déplacer un livreur pour des commandes «récréatives» (i.e. achat individuel de sodas, sucreries, alcools).

Au contraire, seules les livraisons présentant un minimum d’intérêt nutritif devraient être maintenues.

Ce maintien doit également être conditionné par le renforcement des mesures sanitaires encadrant ces livraisons.

Il apparaît aujourd’hui indispensable de mettre systématiquement en place un processus de dépôt des commandes évitant le moindre contact et faisant l’objet d’une communication récurrente à destination des clients de ces plateformes.

Ces procédures et sensibilisations devraient concerner l’ensemble des livraisons à domicile, qu’elles soient alimentaires ou non.

L’obligation pour les plateformes de livraison de fournir du gel hydro-alcoolique dans les meilleures délais à leurs coursiers serait également une mesure salutaire.

L’activité de livraison de plats préparés sollicitent non seulement des coursiers mais aussi des restaurateurs pour effectuer les préparations livrées.

Les directions départementales des affaires sanitaires et sociales (D.D.A.S.S.) doivent aussi jouer un rôle central pour assurer le respect des protections actuellement en vigueur.

Elles doivent accompagner les restaurateurs qui souhaitent légitimement maintenir une activité mais il ne faut pas hésiter à se montrer fermes auprès de ceux manquant régulièrement aux obligations sanitaires qu’imposent les circonstances.

Un travail de coopération entre les D.D.A.S.S. et les coursiers effectuant les livraisons serait également souhaitable pour rendre plus efficace le travail des autorités.

Nous devons toutefois garder à l’esprit que certains coursiers sont contraints de continuer leur activité à cause de l’absence d’indemnités qui résulterait d’un arrêt temporaire de leur travail.

Il faut leur offrir un système équivalent à celui dont bénéficient les salariés, afin que leur choix ne soit pas dicté par une pression économique trop forte.

Une réflexion à ce sujet est d’ores et déjà menée par le Gouvernement au sujet des aides à domiciles : étendons cette réflexion au cas des coursiers.

Il pourrait également être envisagé la mise en place d’une possibilité pour les clients de ces plateformes d’avoir le choix de payer un complément de prix de la commande à destination des coursiers maintenant une activité afin de revaloriser leurs revenus, souvent jugés comme insuffisant.

La période exceptionnelle que nous connaissons crée des problématiques auxquelles les autorités publiques doivent répondre au plus vite, et nous estimons que celle mises en avant dans cette prise de position méritent d’être traitées avec la plus grande attention.

Enfin, la manière dont l’actualité met en avant les conditions de travail de ces indépendants souvent précaires, doit tous nous faire réfléchir sur la vraie nature du travail fourni par ces coursiers.

Osons poser la requalification en contrat de travail de certaines de ces situations, et laissons la possibilité aux coursiers qui le souhaiteraient, de bénéficier des protections du salariat !

Le Pôle projet des Jeunes Radicaux, le 24 mars.

ParJeunes Radicaux

Primo-votants et jeunes de France : le 15 mars, prenez-les choses en main !

Le 15 mars 2020, ce dimanche, aura lieu le premier tour des élections municipales partout en France.

A cette occasion, les Jeunes Radicaux invitent tous les jeunes électeurs à se mobiliser pour ces élections qui vont avoir une incidence directe sur leur vie et celle de leur commune pour les 6 années à venir.

Les maires jouent un rôle essentiel en matière d’environnement, en développant les transports en commun, pistes cyclables et espaces verts.

Les maires jouent un rôle essentiel en matière culturel, en développant ou créant des festivals, en organisant des concerts gratuits, en mettant en place des réductions jeunes sur les places de musée.

Les maires jouent un rôle essentiel, encore, en matière de sécurité, de propreté, de logement, d’éducation et dans tant d’autres domaines.

Alors le 15 mars, allez voter ! Peu importe vos opinions politiques, mobilisez-vous ! Faîtes entendre dans votre commune la voix si singulière de ceux à qui l’avenir tend les bras !

Chaque voix compte, celle des jeunes aussi.

Les Jeunes Radicaux, le 13 mars.

ParJeunes Radicaux

Nous sommes le 8 mars 2020, et tant reste à faire.

Nous sommes le 8 mars 2020, 2 femmes sur 3 déclarent avoir fait l’expérience d’un rapport sexuel non consenti et 82% rapportent des faits de violences psychologiques, physiques ou sexuelles au cours d’un rapport sexuel.

Malgré certaines avancées, force est de constater que les efforts doivent se poursuivre en matière d’éducation à la sexualité des jeunes filles et jeunes garçons, de sensibilisation de la société toute entière à l’égard du consentement et des violences sexuelles et de la pénalisation des violences physiques et sexuelles.

Nous sommes le 8 mars 2020, 100 % des femmes reconnaissent avoir été confrontées au harcèlement dans l’espace public. En vertu des principes de liberté, d’égalité et de solidarité, nous, jeunes radicaux, considérons que chaque femme est libre de choisir les vêtements qu’elle souhaite porter et les lieux dans lesquels elle souhaite se rendre.

Nous sommes le 8 mars 2020, 80% des femmes sont concernées par le sexisme au travail. Le monde professionnel doit jouer un rôle majeur dans la lutte contre ces discriminations. La mise en place obligatoire d’ateliers de prévention contre le sexisme au sein des entreprises doit devenir une priorité des partenaires sociaux.

Nous sommes le 8 mars 2020, 82% des français pensent que la publicité donne une image susceptible de complexer les filles. Les médias, premiers influenceurs de la société, doivent tendre vers une communication toujours plus inclusive et réprimer les publicités qui portent un regard dévalorisant ou biaisé sur les femmes.

Nous sommes le 8 mars 2020 et lançons un appel à agir, ce jour et les jours suivant, ensemble, contre toutes les manifestations du sexisme, qu’elles soient d’apparence anodine ou plus grave.

Les Jeunes Radicaux, le 8 mars.



ParJeunes Radicaux

Pour une démocratie renouvelée, supprimons le 49.3 !

Dans quelques heures, deux motions de censure à l’encontre du gouvernement seront soumises aux votes des députés dans le cadre de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution. L’annonce du recours à cette procédure samedi dernier, a ravivé le débat sur le bien fondé de cet article. Malgré sa conformité aux textes constitutionnels, ce mécanisme pose en effet la question du fonctionnement de notre démocratie.

Cette arme mise à la disposition des gouvernements successifs depuis 1958 pour contraindre l’assemblée à voter un texte nous apparaît aujourd’hui comme en profonde inadéquation avec la volonté de démocratie renouvelée qui ne cesse d’être exprimée dans notre pays.

Nous nous refusons toutefois à blâmer l’actuel gouvernement pour avoir enclenché cette procédure : le problème posé par l’article 49.3 vient de l’outil lui-même et non pas de celui qui s’en sert. L’exécutif a voulu combattre le fléau que représente l’obstruction parlementaire avec un mécanisme inadapté, mais peut être nécessaire dans les circonstances que nous connaissons : plus de 40 000 amendements déposés dont beaucoup l’ont été uniquement pour dégrader la qualité du débat.

La faiblesse de notre système est ici exposée : les oppositions ne disposent que de peu de moyens de se faire réellement entendre, quitte à user de méthodes peu constructives, et le gouvernement ne peut y répondre que par des armes dépassées et à juste titre décriées par nombre de nos concitoyens.

Face à cette impasse, nous appelons de nos voeux à un choc démocratique : supprimons la procédure dépassée de l’article 49.3 ! Une démocratie moderne ne peut supporter un outil aussi réducteur des libertés du Parlement. Et donnons à nos représentants les moyens nécessaires pour garantir des débats dignes et constructifs grâce à une utilisation plus fréquente du temps législatif programmé qui permet de donner plus de temps de parole à l’opposition tout en réduisant à néant les risques de l’obstruction.

L’avenir de notre démocratie passe par le renouveau du rôle des représentants de la Nation : seul ce chemin nous permettra de réparer le lien qui unie le peuple à la République.

Les Jeunes Radicaux, le 3 mars.

ParJeunes Radicaux

Contre l’écœurante homophobie gouvernementale polonaise

L’homophobie et plus généralement le rejet, les discriminations et agressions envers les individus appartenant à la communauté LGBTQI+ sont encore malheureusement chose commune dans nos sociétés mais le gouvernement polonais est allé au-delà des limites que l’Union européenne a fixées.

C’est avec stupeur que les Jeunes Radicaux ont découvert l’établissement par le parti polonais au gouvernement Droit et Justice (PiS) de « zones sans LGBT » à travers le pays pour « protéger l’identité chrétienne » de la nation polonaise.

Cette discrimination d’État n’est pas sans en rappeler d’autres.

Les Jeunes Radicaux déplorent l’apathie de l’Union européenne face aux décisions de l’État polonais, allant à l’encontre de ses engagements internationaux en matière de droit humain et de lutte contre les discriminations.

La résolution du Parlement européen « sur la discrimination publique et le discours de haine à l’égard des personnes LGBTI, notamment les «zones sans LGBTI » (2019/2933(RSP)) qui « condamne » seulement l’attitude de la Pologne ne semble pas pleinement favoriser les lignes directrices de l’Union européenne visant à promouvoir et à garantir le respect de tous les droits fondamentaux des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées adoptées par le Conseil européen en 2013.

Face à un pays dont le gouvernement à déjà porté atteinte à l’indépendance de la justice, refusé de respecter les quotas de réfugiés fixés par l’Union européenne et s’est battu pour restreindre davantage le droit à l’avortement, les Jeunes Radicaux appellent à la plus grande fermeté de la part de l’Union européenne, ce genre de pratique gouvernementale bafouant le droit humain ne peut rester impuni. L’Union se doit d’instaurer une pratique de sanction pour dissuader de ses ignominies.

L’Union européenne, au nom du progrès humain qu’elle est censée promouvoir, est une communauté de valeurs auxquelles tous ses États membres se doivent d’adhérer, sans exception.

La Commission sur les affaires internationales des Jeunes Radicaux, le 20 février.

ParJeunes Radicaux

Les Jeunes Radicaux solidaires avec les Écossais

Les Jeunes Radicaux tiennent à signifier leur profonde tristesse en ce jour, qui comme pour reprendre les propos du Président du Parlement européen M. Sassoli, marque une blessure pour nous, européens fédéralistes convaincus. Nous respectons bien évidement le choix de nos amis britanniques exprimé par l’instrument de démocratie suprême qu’est le référendum.

Ce jour de blessure marque également le début d’un nouvel horizon pour l’Union qui devra alors s’engager dans une toute nouvelle politique de relations avec le Royaume-Uni, défendant toujours plus les valeurs qui sont les nôtres.

Si certains citoyens du Royaume-Uni ne seront plus citoyens de l’Union européenne, il n’en restent qu’ils sont européens et les Jeunes Radicaux insistent sur le sentiment de fraternité que nous conserverons toujours avec les Britanniques, en tant que peuple européen.

Pour finir, les Jeunes Radicaux souhaitent partager la tristesse de la nation écossaise portée par leur Première ministre Mme STURGEON. L’Écosse a majoritairement voté contre le Brexit en juin 2016, c’est un fait. Répondant à l’appel de Mme STURGEON dans sa lettre ouverte adressé ce jour aux européens, les Jeunes Radicaux restent solidaires envers les Écossais et tous les autres Britanniques qui n’ont pas fait ce choix.

La Commission sur les affaires internationales des Jeunes Radicaux, le 31 janvier 2020