Les Jeunes Radicaux solidaires avec nos coursiers

ParJeunes Radicaux

Les Jeunes Radicaux solidaires avec nos coursiers

Paris, le 24 mars 2020

En cette période de crise sanitaire qui nous frappe tous et qui voit chaque jour s’illustrer l’incroyable courage de nombreux agents au service de l’intérêt général, les Jeunes Radicaux souhaitent mettre en lumière la situation des coursiers, particulièrement affectés par cette crise de part la nature de leur activité.

Plus de dix mille personnes se chargent d’apporter leurs services aux clients des grandes plateformes de livraison de plats préparés sont en effet pris en étau.

D’un côté, le régime qui leur est applicable ne leur permet pas de bénéficier du chômage partiel et de l’autre, les risques de contamination pour eux-même et pour les autres sont bien réels.

Les Jeunes Radicaux estiment que si une interdiction de ce type de livraisons n’est pas souhaitable, le maintien de cette activité doit se faire dans le respect de conditions strictes.

Il apparaît aujourd’hui déraisonnable d’avoir la possibilité de faire déplacer un livreur pour des commandes «récréatives» (i.e. achat individuel de sodas, sucreries, alcools).

Au contraire, seules les livraisons présentant un minimum d’intérêt nutritif devraient être maintenues.

Ce maintien doit également être conditionné par le renforcement des mesures sanitaires encadrant ces livraisons.

Il apparaît aujourd’hui indispensable de mettre systématiquement en place un processus de dépôt des commandes évitant le moindre contact et faisant l’objet d’une communication récurrente à destination des clients de ces plateformes.

Ces procédures et sensibilisations devraient concerner l’ensemble des livraisons à domicile, qu’elles soient alimentaires ou non.

L’obligation pour les plateformes de livraison de fournir du gel hydro-alcoolique dans les meilleures délais à leurs coursiers serait également une mesure salutaire.

L’activité de livraison de plats préparés sollicitent non seulement des coursiers mais aussi des restaurateurs pour effectuer les préparations livrées.

Les directions départementales des affaires sanitaires et sociales (D.D.A.S.S.) doivent aussi jouer un rôle central pour assurer le respect des protections actuellement en vigueur.

Elles doivent accompagner les restaurateurs qui souhaitent légitimement maintenir une activité mais il ne faut pas hésiter à se montrer fermes auprès de ceux manquant régulièrement aux obligations sanitaires qu’imposent les circonstances.

Un travail de coopération entre les D.D.A.S.S. et les coursiers effectuant les livraisons serait également souhaitable pour rendre plus efficace le travail des autorités.

Nous devons toutefois garder à l’esprit que certains coursiers sont contraints de continuer leur activité à cause de l’absence d’indemnités qui résulterait d’un arrêt temporaire de leur travail.

Il faut leur offrir un système équivalent à celui dont bénéficient les salariés, afin que leur choix ne soit pas dicté par une pression économique trop forte.

Une réflexion à ce sujet est d’ores et déjà menée par le Gouvernement au sujet des aides à domiciles : étendons cette réflexion au cas des coursiers.

Il pourrait également être envisagé la mise en place d’une possibilité pour les clients de ces plateformes d’avoir le choix de payer un complément de prix de la commande à destination des coursiers maintenant une activité afin de revaloriser leurs revenus, souvent jugés comme insuffisant.

La période exceptionnelle que nous connaissons crée des problématiques auxquelles les autorités publiques doivent répondre au plus vite, et nous estimons que celle mises en avant dans cette prise de position méritent d’être traitées avec la plus grande attention.

Enfin, la manière dont l’actualité met en avant les conditions de travail de ces indépendants souvent précaires, doit tous nous faire réfléchir sur la vraie nature du travail fourni par ces coursiers.

Osons poser la requalification en contrat de travail de certaines de ces situations, et laissons la possibilité aux coursiers qui le souhaiteraient, de bénéficier des protections du salariat !

Le Pôle projet des Jeunes Radicaux, le 24 mars.

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